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juin 4, 2012

 

Les Dédales
de Jean-Michel Pancin

Jean Michel Pancin est un rêveur. Un rêveur de talent – de talents très concrets (il a été jeune champion de patinage artistique) – qui a décidé de vivre sa vie comme une aventure humaine, en solitaire parfois, en groupe souvent, à travailler sur la sculpture de soi et du monde, la sculpture de soi pour s’approcher de l’être rêvé, la sculpture du monde par nécessité d’approcher ce monde, nécessité de le prendre à pleines mains et de le transformer. Un rêveur obstiné, qui conduit de multiples projets en parallèle, parfois jusqu’à l’obsession. Un rêveur bricoleur, aussi. Dans sa maison en Avignon se mélangent vie et travail : c’est bien d’un atelier de vie dont il s’agit. « Je ne suis pas artiste, dit Pancin, je suis plasticien. Je donne forme aux choses. » En respectant la liberté, l’amitié et la responsabilité, à l’image du Petit Prince et du renard.
Jean-Michel Pancin prépare deux expositions majeures : la première, sa participation au Printemps de Septembre à Toulouse, aux Abattoirs, en septembre 2012, sur l’archéologie qu’il conduit depuis deux ans dans la prison Sainte-Anne en Avignon, dans laquelle il aura patiemment récolté un incroyable ensemble d’objets, de sculptures, de peintures créées par les prisonniers, pour leur redonner vie en même temps qu’une nouvelle forme ; la seconde, au Palais de Tokyo, au printemps 2013. Une partie du travail sur la prison sera également présenté à Bâle en juin (SCOPE).
A Genève, Jean-Michel Pancin, pour sa première exposition personnelle à Analix Forever – sa deuxième exposition en terre romande puisqu’il exposa en 2009 « Wendover no(s) limit(e)s » au CAN à Neuchâtel – présente « Dédales », avec Raphaël Mognetti et Xavier Guichet. Un travail de groupe donc ; un travail de recherche aussi formel qu’utopique, sculptural, performatif, photographique, mathématique, poétique, littéraire… la galerie est transformée en un laboratoire de recherche sur la distance à l’être rêvé, celui que l’on aimerait être, celui que l’on tend à être. Dédales.

La « sculpture de soi » selon Jean-Michel Pancin ? « Principe dynamique selon lequel un sculpteur, de par son ouvrage, cherche à atteindre un idéal et se découvre en se projetant corps et âme dans sa réalisation. Émerge alors une sorte de révélation : notre héros en vient à évoluer et à modifier la perception qu’il a de lui-même, de son travail et de ses idéaux et entre ainsi dans une dynamique qui peut être infinie. Principe cyclique aussi, selon lequel notre héros doit sans cesse renouveler ses tentatives de sculpture afin de combler les écarts incessants et fluctuants entre ce qu’il est, ce qu’il pense être et ce qu’il voudrait être. Et au risque de s’y brûler les ailes, il cherche à percer l’énigme des énigmes: comment toucher le soleil ? » Principe mathématique, ludique, esthétique enfin, dont résultent des œuvres multiples, photographies, dessins, équations, sculptures… et tout un art de vivre au présent immergé dans la propulsion constante vers un avenir solaire.

Dédales est aussi une livre qui accompagne l’exposition.

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