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CE SOIR ! VIDEOFOREVER 9 – MON CORPS EN VILLE – AVEC PAUL ARDENNE

janvier 24, 2013

MON CORPS EN VILLE, ou la ville Corpopoétique

Ce soir, Jeudi 24 janvier 2013 à la galerie Magda Danysz

videoforever9_newsletter

19h accueil
19h15 visite commentée de l’exposition L’ENNEMI PUBLIC par Barbara Polla
19h30 conférence et projections

Avec des vidéos de – entre autres –
Andreas Angelidakis, Mounir Fatmi, Shaun Gladwell, Marc Horowitz, Niklas Goldbach, Julien Prévieux, Vladilen Vierny …

Avec nos remerciements aux artistes, à Eric Hussenot et à la FEMIS

Et merci à vous tous de noter d’ores et déjà la prochaine session de VIDEOFOREVER, le 7 mars 2013, au Palais de Tokyo, sur le thème MOTO

Chaque mois de janvier depuis une dizaine d’années, à New York initialement et désormais dans une soixantaine de villes du monde, a eu lieu de façon simultanée l’opération No Pants Subway Ride. Des gens de tous âges et de toutes couleurs descendent dans le métro en sous-vêtements. Non pas pour parader quelques minutes puis rentrer chez eux, non : ils effectuent là les gestes courants qui sont ceux de leur vie courante dans un métro, qu’il s’agisse de passer d’une station à l’autre lors d’une correspondance, d’attendre sur un quai, de lire son journal ou de voyager jusqu’à destination – en sous-vêtements en janvier. Ce type d’opération, depuis une trentaine d’années, se multiplie. Est-ce un indice ? La ville conventionnelle, celle que nous vivons au jour le jour, n’est-elle pas assez “sensible”, pas assez “sensitive”, pas assez prodigue de sensorialités proches de nos désirs ?

Corpopoétiser la ville

Il semble bien se dessiner une volonté sans cesse accrue de “créer” sa propre ville sensible ou, par défaut d’en user de la ville de manière à y multiplier les ressentis. Cette attitude, je vais la dénommer, d’un néologisme, “corpopoétique” : en ville, mon corps entend bien moins subir l’environnement, que le créer (poiésis, la “création”, en grec). Nous aspirons à un statut d’acteur, au mouvement volontariste. La ville, territoire intense, prodigue de nombreuses sensations, peut l’être plus encore, pour autant que nous ayons décidé d’y vivre de manière “corpopoétique”, dans le but d’ancrer un rapport à l’environnement non pas passif ou spectatoral mais actif, créatif. D’où toutes les formes de Street Art, les tags, le skate, la course, les performances, toutes ces interactions entre le corps-la ville-l’art qui corpopoétisent nos cités.

Le corps humain est solidairement une réalité biologique et la somme de ses représentations. Pas de corps charnel, matériel, que l’on puisse envisager et saisir sans représentation. En matière de concrétisation de nos désirs de vie et de spectacles urbains, l’attitude “corpopoétique” ne peut être que protéiforme. La ville corpopoétique devient alors le tombeau de l’urbanisme sophistiqué, et promeut l’avènement d’une urbanité authentiquement démocratique. Une urbanité dans laquelle même les bâtiments, selon un Andreas Angelidakis, prennent corps et décident de leur propre ville sensible.

Paul Ardenne

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