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A la Prison Saint Anne en Avignon L’humanité des détenus, selon Jean-Michel Pancin

juin 15, 2014

Lunettes Rouges titre : L’art plus fort que l’enfermement ? (la collection Lambert à la prison Sainte-Anne) – et à propos de Jean-Michel Pancin, écrit :

 

Capture d’écran 2014-06-16 à 09.59.21

 

Cette humanité des détenus, plutôt négligée ici, on va la retrouver dans la vidéo de Jean-Michel Pancin directement en lien avec cette prison-ci (comme le sont, d’ailleurs, certaines photos des Hurleurs de Mathieu Pernot) ; dans cette longue vidéo, un ancien détenu dont nous ne verrons jamais le visage, ni ne connaîtrons le nom (Monsieur C.) décrit la vie dans la prison en dessinant un plan sur un caisson lumineux. On ne voit que ses mains, parfois fébriles, ses crayons, et le dessin qui peu à peu se complexifie au cours du récit (l’image ci-dessus indique où était dressée la guillotine) ; on n’entend que sa voix rocailleuse qui décrit, séquence après séquence, les lieux, les cheminements, les vies qui les peuplèrent. Ce dispositif, qui évoque celui de Till Roeskens avec les réfugiés du camp palestinien d’Aïdaau pied du mur d’apartheid à Bethléem, forme un contraste intéressant avec, dans une cellule voisine, l’interview de la femme de Joris Ivens, Marceline Loridan, qui, adolescente juive, fut internée à Sainte-Anne par la Gestapo avant d’être déportée, et qu’on filme lors de sa visite de la prison il y a quelques mois. L’un est un documentaire, certes émouvant, mais très classique sur une « héroïne », l’autre est une œuvre construite, basée sur l’évocation dessinée plutôt que reportage, histoire d’un homme ordinaire et des détails quotidiens, bien loin de la gloire ; l’un est un témoignage direct où l’intervieweur est un faire-valoir, l’autre est une œuvre artistique au travers de la médiation. Il ne s’agit pas de comparer deux destins dissemblables, mais deux œuvres, et si l’une ne dépasse pas le stade du témoignage (tragique), l’autre transcende son discours et donne vie à ces lieux. Du même Jean-Michel Pancin, une vitrine de poupées, ces chaussettes remplies de messages, de drogue, de tabac, que les proches des détenus lançaient depuis le Rocher des Doms, derrière le Palais des Papes, et qui le plus souvent, étaient prises dans les filets et les grillages. Après la fermeture de la prison, Pancin les a récupérées et les exposent ici comme des vestiges, des sculptures.

Pour lire l’ensemble de l’article cliquer ici

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