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Ce week-end : Direction Artistique !

février 3, 2015

 

À la galerie Magda Danysz , 78 rue Amelot, Paris 11ème, métro Saint-Sébastien Froissard

Samedi 7 février de 16 à 18h

Mode, littérature, féminité et liberté : Jean-Philippe Rossignol et Hubert Barrère en conversation

Photo: Estelle Hanania 

Jean Philippe Rossignol : brève histoire de la mode dans la littérature, avec la visite de William Faulkner, Bruno Schulz et Violette Leduc ; et “Comment la Littérature se joue de la Mode”; Hubert Barrère, histoire du corset, histoires de corsets…

Conversation : le corset, liberté ou contrainte ? Le corset – la mode – esthétique et ludique ou carcan ? S’agit-il d’exprimer certains aspects de la féminité, ou de les contraindre ? Aujourd’hui et demain, la féminité s’accroche-t-elle à la mode, ou au contraire cherche-t-elle à s’en échapper ? Que nous dit la littérature à ce sujet ?

 


 

Dans le cadre de Sunday Screening, une initiative des galeries du Marais visant à promouvoir l’art vidéo, et de l’exposition Direction Artistique, la galerie Magda Danysz propose divers événements :

Dimanche 8 février à 15h

Rencontre-débat : L’art vidéo face à ses enjeux techniques : exposition, diffusion et conservation, avec
Michel Fourcade, directeur adjoint du studio V2, spécialiste en arts numériques et nouvelles technologies
Jean-Conrad et Isabelle Lemaître.

Dimanche 8 février de 16 à 18h

VIDEOFOREVER N° 22 “ART & MODE”

Avec Paul Ardenne et Barbara Polla.

Dans le cadre de Sunday Screening, une initiative des galeries du Marais visant à promouvoir l’art vidéo, et de l’exposition Direction Artistique, la galerie Magda Danysz propose une séance VIDEOFOREVER sur le thème “Art et Mode”. Avec Paul Ardenne et Barbara Polla. L’objectif est de faire découvrir, mieux connaître et aimer l’art vidéo, un médium qui résonne étroitement avec notre temps, et de montrer comment les artistes vidéastes s’emparent de ce thème à la mode.

Avec une introduction de Paul Ardenne : Art & Mode : images fractalisées du corps
et des vidéos de Vanessa Beecroft, Nick Cave, Isabelle Chappuis, Laurent Fiévet, Pascal Gautrand & Valérie Mréjen, Ali Kazma, Ursula Mayer, Frank Perrin, Julika Rudelius, among others.

Art & Mode : images fractalisées du corps : Cette rencontre offre l’occasion de revenir sur un tandem qui entretient depuis toujours des liens féconds, l’art et la mode : deux idiomes esthétiques à travers lesquels l’humanité se représente, en termes de mise en valeur du corps d’une part, en terme de mise en valeur de la culture d’autre part.

L’esthétique, dans les deux cas, art et mode, est le moteur d’une même préoccupation symbolique, la création d’une plus-value apte à ancrer l’humain dans le temps, un temps appréhendé selon deux registres que l’art et la mode occupent chacun à leur rythme propre : à l’art, la vocation à nourrir une relation des humains à ce qu’on appellera la conscience du temps profond, celui des essences, de l’ancrage dans le temps ; à la mode, la vocation à nourrir une relation de ces mêmes humains à ce qu’on appellera la conscience du temps de surface, celui des apparences, du passage dans le temps. Cette double relation, loin de voir s’exclure mutuellement l’art et la mode, consacre ici leur renforcement. Car l’art, de se commettre avec la mode, confère à celle-ci une autorité, une crédibilité accrues, en l’essentialisant. Car la mode, de se commettre avec l’art, confère à celui-ci une dynamique, en l’actualisant.

Les liens entre art et mode font l’objet d’études de détail à partir du XIXe siècle, tandis qu’éclot la modernité. Qu’on songe à Balzac, auteur d’un Traité de la vie élégante, cinq études publiées en 1830 dans le périodique La Mode, à Baudelaire, qui s’interroge sur les rapports unissant « l’époque, la mode, la morale, la passion ». L’heure est à la singularité vestimentaire, dans la foulée de la Révolution française, qui va plus que jamais faire de l’habit un marqueur identitaire et politique (nobles avec culottes versus bourgeois et artisans portant pantalon, muscadins, « inc’oyables et me’veilleuses », dandys chantres de l’extravagance…). L’heure, encore, est à l’émancipation, au refus des codes académiques, à la rénovation des genres. En tendance, la conscience du temps profond faiblit au bénéfice du goût manifesté pour le temps de surface, sur fond, en Occident, de désacralisation et de recul du fait religieux. Les termes « moderne » et « mode », on s’en rappelle alors, ont la même racine latine, modus, qui renvoie au mode d’habiter l’époque, en l’occurrence, au fait de la vivre au présent, un présent lui-même moins vécu comme éternel et fixe que comme changeant, pulsatif. « Le cœur d’une ville change plus vite, hélas !, que le cœur d’un mortel », se résigne le Baudelaire du Cygne. La mode, dans ce mouvement d’accélération de l’Histoire, joue le rôle du métronome, elle rythme et donne le la d’un changement bientôt institutionnalisé.

À la fusion art-mode de moins en moins occasionnelle qui marque la modernité, celle qui dicte le travail d’un Malevitch, d’une Sophie Taueber-Arp ou d’un Oskar Schlemmer au début du XXe siècle, celle qui pousse un Yves Saint Laurent, un peu plus tard, vers l’esthétique Mondrian, fait bientôt place un souci réciproque, une plus grande familiarité, une interrelation plus marquée. Cela, jusqu’aux années 1980-1990, décisives en la matière, celles du métissage postmoderne des pratiques artistiques et des discours symboliques. Se voit alors consacrée, avec fécondité, la complémentarité des échanges entre deux modes de production esthétique dont on peut croire qu’ils sont frères et qu’ils partagent le même territoire symbolique. Qu’ils aient pour nom Majida Khattari et Lucy Orta côté art et Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix ou Thierry Mugler côté mode, bien des artistes plasticiens créent pour la mode quand nombre de stylistes de mode, dans le même temps, se font artistes plasticiens et créent en rapport, avec une liberté de ton et d’invention encore jamais osée.

Paul Ardenne

Avec également, dans la galerie, la projection des vidéos de

Inez & Vinoodh, « The Studio » Daria Werbowy pour Vogue Paris

Marie Vic, « The New York Elite » et « Tourism »

Benjamin Seroussi, « Divine Proportions » et « Kaplinski

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