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Peinture et polémologie : Alexandre D’Huy

février 15, 2017

Analix Forever présente la première exposition en Suisse d’Alexandre D’Huy. Il existe dans ses paysages le froid de la neige et celui des blindés qui – quoique de couleur sable – provoquent un frisson : « Même le jaune est froid ici » écrit la galeriste face à ce qui pourrait presque se qualifier de peinture de guerre qui se partage entre différentes cartes et machines. Les premières balisent les secondes ou les transforment en cibles potentielles.

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L’effet de réalité, lorsque le regardeur se rapproche des oeuvres, donne une sensation de peau épaisse. Des carapaces propres à affronter la guerre jaillissent à travers entre autre la série aux grands formats de  cadrages serrés : les masses y sont encore plus impressionnantes et déshumanisées. Aux plans rapprochés font échos des toiles pixélisées. Il s’agit de vues du ciel par l’œil de la technologie, prises par des drones ou des satellites d’observation. L’œuvre ramène à une image de guerre qui s’oppose à celles des jeux vidéos du genre. Il n’existe plus de présence humaine. La chair à canon est effacée moins par pudeur que pour signifier que les guerres postmodernes sont d’un « art nouveau » qui échappe à l’artisanat humain.

Jean-Paul Gavard-Perret

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