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LA DANSE LIQUIDE ce week end à la MEP – DANCE WITH ME VIDEO !

mai 19, 2017

Ce week end à la MEP   samedi 20 et dimanche 21 mai, de 14h30 à 15h00 – retrouvez LA DANSE LIQUIDE avec des vidéos de Janet Biggs, Laurent Fiévet, Faye Formisano, Enrique Ramirez, Fernanda Rappa & Eléonore Saintagnan.

Gene Kelly évidemment… I’m singing in the rain
Just singing in the rain
What a glorious feelin’
I’m happy again
I’m laughing at clouds
So dark up above
The sun’s in my heart
And I’m ready for love
Come on with the rain
I’ve a smile on my face
I walk down the lane
With a happy refrain
Just singin’,
Singin’ in the rain
Dancin’ in the rain
Because I am living
A life full of you.

Airs Above the Ground : la natation synchronisée devient, dans l’objectif de la vidéaste américaine, une danse inversée, une performance insensée réalisée par une jeunesse à la recherche d’une impossible perfection, se contraignant elle-même de manière plus serrée encore que ne le fait la société. Les images éthérées, toute gravité abolie, en suspension, ralenties, nous révèlent, derrière la magie de la séduction, les efforts immenses qui sous-tendent l’apparente facilité du corps, des mouvements et des gestes. La beauté liquide, la fluidité du résultat tendent à nous faire oublier que les codes imposés sont d’une rigueur maximale – mais sans y réussir et l’inversion des images révèle l’inversion du désir.

 

« Allongée sur une plage, une femme voit sa vie défiler. Gina est hantée par ses souvenirs, ses revenants, les moments décisifs de son histoire. Les fantômes du passé émergent un à un et dansent devant elle à la surface de l’eau, lui recrachant par vagues les histoires oubliées… ».
« Beach Noise est un portrait textile, visuel et chorégraphique. Un spectacle où le design textile s’allie à d’autres disciplines : la danse, le texte et la vidéo. Un spectacle où dansent et s’animent les tissus, les vêtements et les corps, ballottés, remués, refoulés par la mer, et ses éternels ressacs. Une mer de vêtements de 72 mètres carrés envahit la scène pour devenir, plus qu’un décor, une mer à danser, l’objet-contrainte de la chorégraphie. »

Enrique Ramirez présente en ce moment à la Biennale de Venise la vidéo Un Hombre che camina. Enrique Ramirez est aussi l’artiste que nous citons en exergue du catalogue DANCE WITH ME VIDEO,  pour cette phrase qui correspond très exactement à notre perception de la vidéo : « J’ai découvert quelque chose dans la vidéo qui n’existe nulle part ailleurs – je peux travailler avec le son, l’écriture, l’image et l’édition tous à la fois, en mélangeant la fiction avec le documentaire. »
La plupart des vidéos d’Enrique Ramirez ont à voir avec la mer : « Tout d’abord, dit-il, ma famille a un lien fort avec la mer, notamment du fait que mon père fabrique des voiles pour bateaux. J’ai l’impression d’être né dedans. Il y a aussi le lien géographique avec l’immense littoral du Chili : les liens politiques, l’utilisation de la mer pendant la dictature pour faire disparaître des corps… La mer, c’est la seule chose au monde qui demeure inchangée. La mer enfin, telle un lieu d’exil et la mer, encore, ou l’eau, comme essence de la vie. »
Dans Continente n°3, œuvre éminemment poétique, on voit une jeune femme sur un minuscule radeau, en robe blanche, flottant à la dérive sur l’eau alors que le radeau danse sur l’eau… La jeune femme chante « There’s such a lot of worlds » puis soudain disparait, il n’y a plus personne sur le petit radeau…  Le mélange très « ramirezien » de la réalité (les vues sur les berges urbaines, la ville, les ponts…) et d’un certain surréaliste est une manière de communiquer avec le spectateur, une façon de dépasser le réel et l’angoisse qu’il génère.

Ici ce sont les arbres qui dansent. Ils dansent une danse de la mort puisqu’ils vont tomber, coupés à leur base. Mais on ne voit pas les machines qui les scient et le son pourrait être un rythme pour les faire danser… Ils dansent, les arbres, ils se prennent dans les bras les uns des autres, ils flottent, flottent dans l’air liquide, résistent à la chute, se caressent avant de tomber, avec tendresse. Leur danse – leur chute – évoque certaines œuvres de la chorégraphe expérimentale Elizabeth Streb, qui se passionne depuis toujours pour la chute comme forme de destinée humain. La chute des arbres fonctionne comme courroie de transmission de l’émotion, qui coule sans effort des images qui la contiennent au spectateur que nous sommes. Eh bien, dansons maintenant !

L’Esprit de la roche a été tourné alors que l’artiste Eléonore Saintagnan parcourait les environs de Séoul. L’œuvre dessine un voyage au travers de la ville, des forêts, des montagnes qui l’entourent, esquissant un portrait des nombreuses religions et orientations spirituelles de ses habitants. Toute promenade est une chorégraphie, toute incantation, une mise en scène… et ici le temps coule comme la rivière que longe l’artiste, une rivière que l’on entend plus encore qu’on ne la voit, et dont le chant fait écho aux incantations à moins que ce ne soit le contraire. Danse sur la roche, esprit de la rivière…

Remerciements : Galerie Michel Rein, Marie de Paris-Yafil, Central Galeria des arte Sao Paulo.

Retrouvez plus d’informations sur le site de la MEP.

PARIS, GENÈVE, VENISE

mai 17, 2017

PARIS

Conférences – CORPS À L’ŒUVRE

Mercredi 17 mai de 18h30 à 22h
Maison Européenne de la Photographie, 5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris

Le mercredi 17 mai de 18h30 à 22h, vous êtes gracieusement convié/e/s à une soirée de conférences à la Maison Européenne de la Photographie, autour des artistes Martial Cherrier et Barbara Luisi, et du duo Mylène Benoît & Frank Smith.

La première partie sera consacrée au thème du Temps, sculpteur du corps, autour des oeuvres de Martial Cherrier (qui expose en ce moment à la MEP, « Body Ergo Sum ») et de Barbara Luisi, photographes qui ont exploré, chacun à sa manière, les effets du vieillissement sur leur propre corps ou sur le corps de l’autre. Françoise Gaillard, philosophe et critique d’art, est, entre autres, une spécialiste de la question de la quête de la beauté, ayant contribué le volume sur le Futur au grand ouvrage publié par Gallimard et intitulé 100.000 Ans de Beauté.

La deuxième partie a pour thème Le corps de l’autre—la danse de l’autre, et s’organise autour de l’exposition DANCE WITH ME VIDEO et plus spécifiquement du duo créé par Mylène Benoit & Frank Smith pour Concordanses et de leur spectacle Coalition actuellement en tournée. Paul Ardenne, historien de l’art, créateur, entre autres, du concept de Corpopoétique, abordera la question de la relation au corps de l’autre dans la danse, en se basant sur la manière dont la vidéo et le film explorent cette relation. Des extraits de vidéos de Pilar Albarracin, Elena Kovylina, Arnold Pasquier & Lee Yanor seront montrés.

Pour en savoir plus sur le déroulé de la soirée, cliquer ici

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GENÈVE

FULL MOON
Group show
avec Clara Citron, Sara Conti, mounir fatmi, Shaun Gladwell, Alexandre d’Huy, Abdul Rahman Katanani, Rachel Labastie, Eva Magyarosi, Pavlos Nikolakopoulos, Emanuela Olini, Laurent Perbos, Julien Serve & Ornela Vorpsi
Jusqu’au 16 juin

2 rue de Hesse, 1204, Genève

Symboliquement la Pleine Lune concentre les énergies de toutes les phases de la lune dans son cercle parfait, lumineux. C’est le symbole de la plénitude, la totalité, en orbite circumterrestre. La lune a été toujours source d’inspiration pour poèmes et madrigaux, elle a donné naissance à de multiples proverbes et coutumes, sa masse influence les marées des océans et le système tectonique de la surface de la Terre, elle inclut le monde agricole dans ses opérations les plus essentielles, du semis aux soins de récoltes. La Pleine Lune, magique et mythique, serait aussi liée aux cycles féminins et à leur acmé lumineuse…

La lune inspire les artistes et pour Sara Conti, montrée pour la première fois à Genève, elle est l’expression d’un féminin puissant, représenté sous forme d’arbre qui rencontre son contraire et qui donne la vie. Sara Conti ne sépare pas l’humain du végétal, on croirait même, à regarder cet éloge de la fusion naturelle des corps, des espèces et des essences, que les corps des morts humains pourraient reproduire la vie sous l’œil ténébreux de la lune. Le sexe de l’arbre et les dessins de Sara Conti ? Délicieux, drôles, érectiles, fertiles, bisexuels, indéterminés, hermaphrodites, érotiques, magnifiques. Ornela Vorpsi, plasticienne et écrivain albanaise connue et reconnue, qui sera présente à la galerie le 18 mai (de même que la jeune romaine Emanuela Olini) travaille avec son ambiguïté naturelle sur la vie nocturne et onirique des chats, représente avec ironie la lune comme un œuf et fait dire au chat noir:
« La nature c’est un œuf, moi je le sais,
Je l’ai vue de près, puis je l’ai mangé.
C’est à jamais ainsi et ce depuis toujours
Que nous les chats créons la nuit et le jour »…

Aux côtés de ces trois artistes, FULL MOON présente aussi Eva Magyarosi et Laurent Perbos, l’imagination et la structure, que vous retrouverez ensemble dans l’exposition prochaine, vernissage au solstice d’été, EDEN, EVA & ADAM – ainsi que mounir fatmi et ses dessins fondateurs Fragile Communication, Alexandre d’Huy, Pavlos Nikolakopoulos, Julien Serve, Shaun Gladwell et ses Phaéton (Φαέθων / Phaéthôn, « le brillant », fils d’Hélios, mort foudroyé pour avoir perdu le contrôle du char solaire de son père… et avoir ainsi manqué d’embraser le monde ; Rachel Labastie la sculptrice qui dessine des murs de liberté et le dessin mural d’Abdul Rahman Katanani.

PORTRAITS
Atelier AMI – art & partage –
Group show
avec Régis Figarol, Dana Hoey, Tuomo Manninen, Danni Orci, Marin Raguz, Matt Saunders, Julien Serve, Guillaume Varone, Ornela Vorpsi, Jeanine Woollard & Alexandre d’HUY

6 rue du Gothard à Chêne-Bourg
Visites sur RDV, merci de contacter barbara.s.polla(at)gmail.com

AMI était, entre autres, une portraitiste et dans cette exposition vous découvrirez des échos étonnants entre ses portraits dessinés, aquarellés ou peints, et ceux de photographes émergents ou confirmés qu’elle a connus et appréciés, ou qu’elle aurait aimé si elle avait eu le temps de les connaître.
Pour en savoir plus, cliquer ici.

 

VENISE

Pour en savoir plus sur les projets de mounir fatmi dans le cadre de la 57ème Biennale de Venise, cliquer ici.

DANCE WITH ME VIDEO ce week end à la MEP

mai 11, 2017

Ce week end à la MEP   samedi 13 et dimanche 14 mai, de 14h30 à 15h00 – le théâtre est à l’honneur, avec des vidéos de Pilar Albarracín, Moumen Bouchala, Sean Capone, Laurent Fiévet,  Shannon Plumb, Michaela Spiegel & Vladilen Vierny. 

Cette 4ème projection des week-ends DANCE WITH ME VIDEO est dédiée au théâtre et s’ouvre une nouvelle fois avec une œuvre de Laurent Fiévet. La série DEM BONES – DISLOCATED (présentée à partir du 20 mai sous forme d’installation 3 écrans à la galerie Mathias Coullaud) dont la vidéo RED SHOES est tirée, puise sa substance dans l’univers des grandes comédies musicales américaines. Pour cette vidéo, Fiévet a décomposé et recomposé des images du film The Band Wagon / Tous en scène, réalisé en 1953 par Vincente Minnelli, sans doute l’un des plus beaux films tournés sur l’art du spectacle et sur la création. Le ballet surréaliste que nous livre Fred Astaire et Cyd Charisse dans un bar enfumé est sublimé par Fiévet qui, par jeux d’allers et retours dans la matière des extraits filmiques, désarticule les mouvements des corps et leurs confère une dimension d’autant plus théâtrale.

« La vie et la mort sont deux sœurs jumelles »

Après avoir intégré l’École des Beaux-Arts d’Azazga en Kabylie, Moumen Bouchala s’installe en France où il achève ses études en 2016 à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Les travaux de l’artiste, qu’il s’agisse de vidéos, d’installations ou de performances, composent un vaste ensemble doux-amer d’où surnage une tendre mélancolie. Dans la vidéo LES JUMELLES, qu’il a réalisée en 2016, Bouchala recherche l’espace qu’il décèle entre la vie et la mort, celui qui permet à la poésie et la création d’émerger. Cet espace – ce théâtre – il nous le donne à voir tel une poésie silencieuse sous la forme d’une danse macabre, « sous un soleil chaud et sur une pierre froide, entre la promesse d’un éternel soleil et l’impossibilité de fuir la condamnation d’une pierre de marbre… »

L’artiste espagnole Pilar Albarracín s’intéresse aux clichés que représente l’identité andalouse, déformés de façon critique dans le miroir de ses réflexions artistiques, et explore le folklore et les traditions populaires, les rites alimentaires, les mythes religieux, le rôle de la femme dans la distribution des pouvoirs et les fêtes collectives comme la corrida… Consciente que les modèles hérités forment l’imaginaire et régulent l’identité et la morale, l’artiste utilise la satire et l’ironie comme forces pour les détourner et les libérer.

La vidéo « Bailaré sobre tu tumba » (2004) répond à la nécessité, chère à Pilar Albarracín, de dé-codifier les rôles établis. Le cadrage bas et resserré laisse entrevoir les jambes d’un danseur chaussé de bottes noires et celles d’une femme – l’artiste elle-même – portant des souliers de flamenco rouges vernis. Leur danse passe par des intensités variées et traduit l’incompréhension de leur relation et le poids culturel des rôles homme-femme. Elle est calme, lui l’attaque doucement. Lui attend, elle rompt ses pas avec une sauvage série de pas claqués. Lui emprisonne son pied entre ses deux jambes, elle se rebelle. Lui danse, elle fait du bruit. Lui construit, elle déconstruit. La danse permet de faire émerger les mouvements qui libèrent le réprimé tout en connectant le corps au rythme de l’érotisme et de la mort. À la fin, l’estrade sur laquelle ils dansent s’enfonce sous l’impulsion du pas de Pilar Albarracín. Selon l’artiste, « cette œuvre parle de la façon dont il est parfois préférable de se blesser plutôt que de se soumettre ; elle parle de la résistance, de la volonté de continuer à danser jusqu’à l’épuisement. »

D’après le texte « Para volar » de Rosa Martínez

 

Shannon Plumb est une artiste américaine basée à New York. L’esthétique des explora- tions qu’elle conduit à travers sa pratique de vidéaste est inspirée par l’esprit du cinéma muet, celui de Buster Keaton et Charlie Chaplin notamment. À l’image de ces grands maîtres, Plumb dépeint des personnages et des situations d’un humour grinçant et décalé. L’artiste se joue des conventions et théâtralise des situations a priori banales en incarnant elle-même chaque personnage présent à l’écran. Pour DANCE WITH ME VIDEO, Plumb dévoile sa propre version des Jeux Olympiques et incarne à tour de rôle un coach sportif moustachu, une athlète ‘botoxée’, un spectateur inattentif, un juge de ligne perplexe, un porte-drapeau… La richesse de ces personnages qu’elle filme en Super-8 est soulignée par la qualité de la (sur)interprétation de Plumb qui est aussi actrice.

 

Basé à New York et Los Angeles, Sean Capone est un spécialiste de l’art digital. Véritable passionné de l’image mouvante, l’artiste construit, crée et explore des mondes inconnus, souvent déstabilisants et kitsch, toujours beaux et fascinants. La dernière production en date de l’artiste américain est inspirée de « l’animatronique » de la maison hantée (animatronique associe mots animation et électronique, désignant les techniques qui permettent, au cinéma, de donner vie à des créatures artificielles) et l’expérience universelle de danser seul. MR. FANTASTIC que l’on découvre d’abord partiellement à l’écran, chantonne un air de pop music. Puis apparaît ce que l’on suppose être son corps : sans tête et nu, il se dandine avec passion sur le son des notes de musique. Entre fascination sexuelle et horreur du corps énigmatique, la mise en scène théâtrale de Sean Capone glace le sang.

 

« Le temps est une construction relative. La féminité, elle aussi, est relative. »

Depuis près de vingt ans, Michaela Spiegel explore plastiquement les multiples et complexes facettes de la condition féminine au travers de peintures, de photographies, de collages et de photomontages, de vidéos et d’installations. Dans TIME, Spiegel joue avec les conventions sociales et les codes du burlesque avec l’idée de questionner la conscience liée au corps féminin. Elle nous dévoile en effet un strip-tease singulier savamment mis en scène : une femme d’âge mur se dévêtit langoureusement sur un morceau de l’album des Pink Floyd (1973), Dark Side of the Moon. Comme le dit l’artiste : « On dit souvent de ne jamais demander l’âge d’une femme. Ma réponse : questionne plutôt ta perception. Il n’y a pas d’âge pour le burlesque ! ». La confiance en soi, peu importe l’âge, comme forme de beauté éternelle.

 

Vladilen Vierny est un jeune cinéaste d’origine russe ayant habité en Belgique avant d’étudier à la Fémis. Son film TRACEURS porte sur le parkour, cette discipline sportive qui consiste à mettre en tension le corps et l’environnement urbain. Dans la forêt grise et bleue de la ville moderne, des hommes, ces traceurs contemporains vus à travers l’œil de Vierny, s’élancent, bondissent et se contorsionnent. Ils tracent des sentiers possibles au cœur des paysages urbains, des chemins d’acrobates et éprouvent physiquement les surfaces rêches de béton. Le spectateur les éprouve lui aussi. Durant ces sept minutes de vidéo, aucune parole, aucun commentaire, Vladilen Vierny observe et capte les fragments de mouvement, les chorégraphies avortées et les impulsions soudaines des danseurs de rue… La rue comme théâtre à ciel ouvert.

LE CORPS À L’OEUVRE – conférence à la MEP – SAVE THE DATE !

mai 9, 2017
Le mercredi 17 mai, à la Maison européenne de la photographie, dans le cadre d’un ensemble d’exposition sur le corps, vous êtes gracieusement convié/e/s à une soirée de conférences, autour des artistes Martial Cherrier et Barbara Luisi, et du duo Mylène Benoît & Frank Smith.

 

La première partie sera consacrée au thème du Temps, sculpteur du corps, autour des oeuvres de Martial Cherrier (qui expose en ce moment à la MEP, « Body Ergo Sum ») et de Barbara Luisi, photographes qui ont exploré, chacun à sa manière, les effets du vieillissement sur leur propre corps ou sur le corps de l’autre. Françoise Gaillard, philosophe et critique d’art, est, entre autres, une spécialiste de la question de la quête de la beauté, ayant contribué le volume sur le Futur au grand ouvrage publié par Gallimard et intitulé 100.000 Ans de Beauté.

 

©Martial Cherrier

 


La deuxième partie a pour thème Le corps de l’autre—la danse de l’autre, et s’organise autour de l’exposition DANCE WITH ME VIDEO et plus spécifiquement du duo créé par Mylène Benoit & Frank Smith pour Concordanses et de leur spectacle Coalition actuellement en tournée. Paul Ardenne, historien de l’art, créateur, entre autres, du concept de Corpopoétique, abordera la question de la relation au corps de l’autre dans la danse, en se basant sur la manière dont la vidéo et le film explorent cette relation.

©Coalition – Mylène Benoit / Frank Smith

On reprend

Un corps. Et la poésie dedans. Et inversement. Et inversement dedans dehors. Et inversement dehors dedans. Et comment un corps ? Qu’est-ce ça veut dire, avoir un corps ? Et comment il agit, un corps ? Et que peut-il, un corps ? Corps qui peut, corps qui bouge, corps qui rythme, et corps qui erre, comment ? Mobile, nomade selon quelles migrations et en ligne pour quels projets ? Et inversement : corps nomade selon quelle ligne et en migrations pour quels projets ? Des os et de la viande, comment ils agissent ? Des os et de la viande et le pouvoir en place, comment ? Le pouvoir qui cherche toujours à fixer, à incarcérer, à dominer, et le pouvoir qui se dissémine, comment ? Et la poésie là-dedans ?

Lire la suite du texte de Frank Smith, ici.

Pour en savoir plus sur le déroulé de la soirée, cliquer ici.
Et si vous souhaitez une invitation merci de contacter : barbara.s.polla(at)gmail.com

Demain à l’Atelier AMI – art & partage – PORTRAITS

mai 5, 2017

Atelier AMI – art & partage – PORTRAITS – samedi 6 mai, vernissage 

Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain vernissage de l’atelier AMI – art & partage, le samedi 6 mai, sur le thème du PORTRAIT. Apéritif dès 17h.

Atelier AMI – art & partage – 6 rue du Gothard à Chêne-Bourg
Au fond de la cour, 1er étage gauche, code à la demande

AMI était, entre autres, une portraitiste et dans cette exposition vous découvrirez des échos étonnants entre ses portraits dessinés, aquarellés ou peints, et ceux de photographes émergents ou confirmés qu’elle a connus et appréciés, ou qu’elle aurait aimé si elle avait eu le temps de les connaître: Régis FIGAROL (France), Dana HOEY (USA), Tuomo MANNINEN (Finlande), Danni ORCI (Angleterre), Marin RAGUZ (Suisse), Matt SAUNDERS (USA), Julien SERVE (France), Guillaume VARONE (Suisse), Ornela VORPSI (Albanie), Jeanine WOOLLARD (Angleterre), ainsi que d’un peintre, Alexandre d’HUY (France).

Julien Serve a réalisé, selon sa « manière », un portrait d’AMI, tout d’abord dessiné avec un nombre de traits équivalent au nombre de jours qu’elle a vécus (33752), puis photographié alors qu’il est encore en train de dessiner, se basant sur la projection d’un autoportrait d’AMI que l’on retrouvera également dans l’exposition. Le portrait d’AMI alors anime la main de l’artiste qui elle-même réanime son image : une chaîne de transmission parfaite, d’AMI à Julien Serve et à nous qui regardons. Un portrait de Jeanne d’Arc, réalisé de manière similaire par Julien Serve, est exposé en permanence au Château du Rivau, en France.

Tuomo Manninen, le premier artiste en résidence dans l’atelier AMI – art & partage grâce à une bourse de l’Association suisse des Amis de la Finlande, exposera certains de ses célèbres portraits de groupe qui, il y a quelques années déjà, avaient emporté l’adhésion immédiate d’Harald Szeemann et la participation de l’artiste au Plateau of Humankind à la 49ème Biennale de Venise en 2001.

Danni Orci a produit ses portraits spécifiquement pour cette exposition. « Que serait pour vous la liberté ? » a-t-elle demandé à ses modèles. « Je serais invisible et je bougerais très vite et lentement à la fois », répondit l’une d’entre elles. L’artiste a reproduit ces désirs. Le résultat est hanté : la liberté invisible. En écho, un autoportrait de l’artiste, dont le visage semble comme recouvert d’écorce, puissant, naturel, végétal, incarné. AMI a elle aussi pratiqué l’autoportrait et, comme la jeune artiste, préférait s’exprimer en images plutôt qu’en mots : la liberté de créer, la subtilité de l’image.

Régis Figarol, lui, présente des portraits de certains des artistes exposés à l’Atelier AMI – art & partage : Colin Cyvoct, Alexandre d’Huy, Dana Hoey, Julien Serve… La phrase du célèbre photographe américain Ansel Adams « Tu ne prends pas une photographie, tu la crées » s’applique particulièrement bien aux portraits réalisés par Régis Figarol.

Pour en savoir plus, cliquer ici.

mounir fatmi : la reconnaissance du monde arabe

mai 4, 2017

Pour en savoir plus sur les projets  d’expositions de mounir fatmi, rendez vous sur TheNational, art agenda, Gulf News, Harper’s Bazaar.

Michaela Spiegel au mumok et à la Maison Européenne de la Photographie

mai 3, 2017

Oh… 
Jakob Lena Knebl und die mumok Sammlung

mumok Museum moderner Kunst
Jusqu’au 22 Octobre 2017

©Michaela Spiegel

En savoir plus, ici


Michaela Spiegel est aussi à la MEP le samedi 13 et dimanche 14 mai de 14h30 à 15h : 

LE THÉÂTRE

Avec Laurent Fiévet, Moumen Bouchala, Pilar Albarracin, Shannon Plumb, Sean Capone, Michaela Spiegel & Vladilen Vierny

Pour accéder à la programmation complète, cliquer ici.