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La Prison au Musée, de jour comme de nuit

mai 24, 2018

Pour la Nuit des Musées, samedi 26 mai dès 18h et jusqu’à l’heure de Cendrillon, le Château de Penthes vous attend, dans son parc de rêve, pour des visites de ses univers, historique d’une part —  avec Gérard Miège pour la collection permanente — , artistique et carcéral de l’autre, avec Barbara Polla, commissaire de l’exposition « LA PRISON EXPOSÉE, Champ-Dollon à Penthes ». Barbara vous présentera l’exposition, les créations des détenus comme les oeuvres des artistes telles celles, étonnantes, réalisées sur place par l’artiste française Laure Tixier, mais aussi le poème de lumière de Robert Montgomery qui nous dit : LA PLUIE SUR LA VITRE DU CHÂTEAU PLUTÔT QUE LE CHÂTEAU LUI-MÊME…. Mais ce samedi 26 mai, c’est définitivement le château lui-même !

© Robert Montgomery

Laure Tixier est en Focus sur Point Contemporain

Tout le travail de Laure Tixier, aussi diversifié qu’il soit au niveau des rendus, des techniques et des émotions liées aux premiers regards sur les oeuvres, est lié à l’architecture, à l’habitat et à l’urbanisme et nous évoque, de multiples manières, les systèmes sociaux qui les soutendent. Dans le cadre de cette recherche sans fin qui prend ses racines dans l’enfance de l’artiste, il fallait, dit-elle, qu’elle s’attelle à l’espace clos et imposé de la prison, à ces espaces de vie clos qu’elle aborde par Piranese dans un premier temps. Les prisons de Piranese ? Des espaces infinis mais clos et angoissants, qu’elle reconstruit dans un premier temps en utilisant des sucreries comme matériau de sculpture, puis en peignant ces sculptures à l’aquarelle, fascinée par le fait que même en en enlevant la noirceur, les espaces de Piranese qu’elle re-présente avec délicatesse conservent leur charge d’angoisse. Dix ans plus tard, elle se perd quelque part entre les 13ème et 14ème arrondissements et, se mettant à chercher sa destination sur Google Earth, constate qu’il manque à cet endroit un morceau de Paris, une partie floutée, qu’il existe comme un trou dans la ville : la Prison de la Santé. Amorce d’un long projet qu’elle poursuit aujourd’hui avec les prisons genevoises, alors qu’elle le considérait comme clos et qui l’aura amenée à investiguer de multiples prisons pour en retenir trente-trois – trente six désormais avec Champ-Dollon, Curabilis et La Brenaz. L’artiste s’est plongée dans les histoires des prisons et rend compte de cette histoire complexe par des abstractions : les formes de l’architecture des prisons qui parlent, tout abstraites qu’elles deviennent entre les mains de l’artiste, de l’histoire des prisons du monde.

Dans le contexte de « LA PRISON EXPOSÉE, Champ-Dollon à Penthes », l’artiste découvre l’architecture des établissements genevois et s’étonne de trouver trois dessins complètement différents sur un même territoire (Champ-Dollon, Curabilis et l’Etablissement de la Brenaz), « comme le début d’un inventaire », dit-elle, elle qui travaille souvent en inventoriant, justement.

Paroles d’artistes : « Champ Dollon a quelque chose du jeu de construction, c’est presque un tableau constructiviste ou cubiste. Son plan n’est pas facilement lisible, il est complexe, il évoque un personnage que l’on verrait à la fois de face et de profil, un gendarme peut-être, avec un casque et quelque chose entre les mains, peut-être des armes… Curabilis, c’est à la fois l’oeil et l’insecte, l’oeil qui est tellement central dans l’histoire des prisons avec le panoptique mais ici il ne reste que l’oeil – et l’insecte ou l’araignée avec toutes ses pattes. Un dessin qui tout à la fois surveille et pourrait fuir aussi.  L’Etablissement de la Brenaz quant à lui est très construit, sa forme est de l’ordre du langage, on dirait une lettre de l’alphabet, c’est d’ailleurs quelque chose que l’on retrouve assez souvent dans les prisons. Sa forme évoque aussi une caméra, un écran… »

Audioguides à disposition au Château ; et pour en savoir plus sur LA PRISON EXPOSÉE, cliquez ici.

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VIDEO FOREVER 36 *RÉSISTANCES À LA MARGE*

mai 18, 2018

MARDI 22 MAI À 19H
VIDEO FOREVER 36 *RÉSISTANCES À LA MARGE*
22 rue Visconti, 75006, Paris

Dans le cadre de l’exposition TALKING ABOUT A REVOLUTION, conçue par Paul Ardenne, Visconti22 et VIDEO FOREVER ont le plaisir de vous inviter à la projection
VIDEO FOREVER 35 *RÉSISTANCES À LA MARGE*

L’artiste, la solitude, la résistance

Avec des vidéos de Volkan ASLAN, Daniel BEERSTECHER, Ali Kazma, Luc MATTENBERGER, Frank SMITH, Alicia MERSY, Guendalina SALINI, Sarah TROUCHE, Frank PERRIN, Tabita REZAIRE & Miguel Angel RIOS.

Solitude et résistance ne font pas forcément bon ménage, la résistance efficace est plutôt du côté du groupe, de la phalange organisée. L’artiste, sauf à opter pour la création en collectif, ou de nature participative, est le plus clair du temps un ouvrier isolé ou qui peut le devenir, emporté dans et par sa propre expérimentation créatrice, parfois bientôt muré en elle, retranché dès lors de la sphère de l’activisme social.

Une résistance solitaire est-elle possible ? La création vécue comme résistance à l’ordre établi, quel qu’il soit, est-elle soluble dans les grands mouvements d’opposition politiques ou éthiques ? Le créateur est porteur d’une « micropolitique », or celle-ci peut-elle être efficace au-delà du cercle restreint de sa propre personne ?

Toute création d’essence artistique est une « résistance » si l’on admet que créer, c’est changer l’ordre du monde. C’est parce que le monde n’est pas celui que nous attendons que nous y ajoutons une création de notre main. En cela, créer c’est résister au monde tel qu’il est, en le modifiant par l’apport de l’œuvre d’art. Il est bien entendu, ici, qu’on désigne une « résistance » qui est d’abord intime avant d’être sociale. L’œuvre d’art, ici, signe ma capacité à ne pas me laisser submerger par la réalité et, de concert, elle témoigne de la prise que je puis avoir sur cette dernière, dont, dans cette réalité générale, ma propre réalité.

Solitude donc plénitude. La création solitaire, c’est-à-dire voyant l’artiste développer en lui-même son projet artistique, est un facteur garant de plénitude, prodigue d’un état de bienfait ou de bonheur que les créateurs connaissent bien. Créer est difficile, épuisant souvent. La dynamique créative et la pulsion à la plénitude, cependant, motivent l’existence, satisfont le désir, épanouissent le vouloir-vivre, transportent le corps à la manière de la passion amoureuse, avec le même élan positif. Cette dynamique créative est un projet, elle tend à une concrétisation de l’œuvre d’art qui est pour le créateur un témoignage de son potentiel accomplissement vital. Résister, en fait, se vit d’abord en solitude. En se donnant à soi-même, à ses inflexions propres et à ses tensions intimes dans un élan de désir.

Avant de résister à quoi que ce soit, en fait, le créateur artistique doit se donner sans résistance à son projet. Si désir de résistance il a, ce désir ne saurait s’exaucer et se satisfaire sans le préalable du don de soi à soi. De la micropolitique vers la macropolitique, en somme, et pas le contraire.

Présentation de Paul Ardenne, Barbara Polla & Nicolas Etchenagucia
Réservation auprès de barbara.s.polla(a)gmail.com.

TALKING ABOUT A REVOLUTION AU 22VISCONTI

mai 17, 2018

« Talking About A Revolution » , l’exposition, emprunte son titre à une célèbre chanson de Tracy Chapman. Parler de la révolution, donc, à défaut de la faire. Les artistes conviés à exposer au22Visconti en ce mois de mai2018, cinquante ans donc exactement après Mai68, ne sont pas tant des révolutionnaires, des activistes, que des « irréconciliés ». N’ayant pour la plupart aucune illusion quant à la durabilité du capitalisme et de son système d’exploitation planétaire, ils expriment cependant l’espérance d’un mieux-disant politique et social tout en restant des témoins vigilants. Ayant connu Mai68 ou pas, ils ont soin d’éviter les postures ancien combattant ou héros de la liberté chérie et privilégient en lieu et place un comportement ainsi qu’une création “concerned” , comme disent les Anglo-saxons – préoccupée.

En savoir plus, ici

IVORY HONEY AU SILENCIO

mai 14, 2018

La projection, en écho avec les poèmes de Barbara Polla, est composée de vidéos de : Ursula Biemann, mounir fatmi, Abdul Rahman Katanani, Robert Montgomery & Marin Raguz, Guendalina Salini, Julien Serve & Frank Smith.

Plus d’informations, ici

 

AND NOW | LEE YANOR

mai 10, 2018

LEE YANOR | AND NOW
Curator: Netta Eshel

Opening Reception: Thursday, May 10th at 8 pm

Zemack Contemporary Art / 68 Hey B-iyar St., Tel Aviv

“It is a joy to be hidden, and a disaster not to be found. (D.W. Winnicott)

Lee Yanor’s new exhibition continues the event And Now that took place in the unique space of Suzanne Dellal Center’s Varda Hall (Link to the video).
And Now presented an installation of Yanor’s two new video works, followed by a live performance (featuring Batsheva dancer Zina Zinchenko and artist Lior Tamim), and ended with a special screening of Yanor’s unforgettable film,
Coffee with Pina“.

Back into Zemack’s intimate gallery space, Yanor creates a new syntax by drawing material from recent and past works: she cuts, fragments, assembles, enlarges, isolates, freezes, recreates new meanings and situations.
In her world, the body expresses the secret language of the soul.

In addition to the new video works And Now / Only One Story, the exhibition will unveil a series of new emulsions on fabric through which Yanor goes back into the history of photography. In the darkroom, she “paints” her images using a photo-sensitive emulsion on large formats which she develops one by one, like unique monotypes.

The exhibition will also include an installation of photographic prints on rice paper, digital/Super-8 films and holograms.

LES FILMS DU MONDE / ce soir et demain à Genève

mai 9, 2018

JEUDI 10 MAI
PROJECTIONS LES FILMS DU MONDE 
DE FRANK SMITH

50 CINÉTRACTS + 1

Le CPG et la galerie Analix Forever ont le grand privilège
d’accueillir Frank Smith à Genève pour fêter
la Nuit de la Révolte — il y a 50 ans, le 10 mai 1968,
nous étions tous à Nanterre…

Vernissage de son exposition-hommage à mai 68, à aujourd’hui, à Godard, Chris Marker, au monde, 50 cinétracts + 1,
mercredi 9 mai dès 18:00 à Analix Forever.

Et jeudi soir, le 10 mai, de 20:00 à après minuit,
le CPG vous invite pour les projections des 50 Cinétracts + 1

À voir, à boire, à penser, à parler, à grignoter, à être…

 Les Cinétracts de Frank Smith utilisent les moyens facilités d’appropriation qu’offrent les médias contemporains,
notamment le réseau numérique et la documentation en ligne.
Ils sont autant de messages d’urgence, de réflexions sur le devenir d’un monde.

PROJECTIONS 50 CINÉTRACTS + 1
JEUDI 10 MAI DE 20:00 À APRÈS 24:00 AU CPG

PRÉSENTATION DU FILM FIN DES MOTS PAR FRANK SMITH
& VISITE COMMENTÉE DE L’EXPOSITION LA PRISON EXPOSÉE, CHAMP DOLLON À PENTHES PAR BARBARA POLLA
MERCREDI 9 MAI À 12:00
INSCRIPTION : BARBARA.S.POLLA@GMAIL.COM
VERNISSAGE DE L’EXPOSITION DÈS 18:00
AU 2 RUE DE HESSE, ANALIX FOREVER

CENTRE DE LA PHOTOGRAPHIE GENÈVE

28, RUE DES BAINS
CH–1205 
GENÈVE

MARDI – DIMANCHE
11:00 – 18:00 

 T +41 22 329 28 35
cpg@centrephotogeneve.ch

Mai 68 À Analix Forever : Les Cinétracts De Frank Smith demain à Genève

mai 8, 2018

Analix Forever présente « LES FILMS DU MONDE », par Frank Smith – hommage à Jean-Luc Godard.

Demain, mercredi 9 mai, vernissage dès 18h au 2 rue de Hesse.
Jeudi 10 mai, à partir de 20h, projection des 50 + 1 Cinétracts en écho avec les 50 ans de mai 68 lors de LA NUIT DE LA RÉVOLTE @Centre de la Photographie, avec débats et interludes.

Les Cinétracts de Frank Smith, dans leur conception, s’alignent sur les Cinétracts historiques. Utilisant les moyens facilités d’appropriation qu’offrent les médias contemporains, notamment le réseau numérique et la documentation en ligne, ils sont autant de messages d’urgence, de réflexions sur le devenir d’un monde, celui de notre début de 21e siècle, devenu violent et chaotique. Cette fois, il ne s’agit plus d’estampiller une situation nationale mais d’un devenir global, planétaire, « un état du monde » où une situation de tension politique au Venezuela, au fin fond du Texas ou sur la Méditerranée est « un coup de couteau dans notre destin », comme l’aurait formulé le Jean-Paul Sartre de Qu’est-ce que la littérature ? (1948), texte dans lequel le philosophe de l’existentialisme légitime au nom de l’éthique le fait pour tout écrivain, artiste, créateur, de s’engager — de devoir s’engager. Portés par une réflexion profonde mêlant considérations politiques, humanistes, philosophiques et esthétiques, ces quelques cinquante addenda rajoutés par Frank Smith au jet original de 1968 continuent le combat, dans un esprit de synthèse complexe — une complexité à la mesure de ce que l’on appelait naguère, au temps où l’on entendait encore changer l’Histoire, la « représentation du monde », à ce jour fuyante, démultipliée et multipolaire. (Paul Ardenne, extrait du texte Vite, fixer l’image d’un monde chaotique avant qu’elle ne fuie)

Le 9 mai, midi: Présentation du film Fin de mots par le réalisateur Frank Smith, et visite guidée de l’exposition « LA PRISON EXPOSÉE, Champ Dollon à Penthes » par la commissaire, Barbara Polla.
Inscription auprès de barbara.s.polla(@)gmail.com

 

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