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Les Amis d’Analix Forever

juin 22, 2017

32) Merci à Pascal Perez et Cécile Antier, tous deux passionnés d’art et de culture. Ils aiment l’excellent dessinateur Julien Serve et ses oeuvres tout en finesse, réalisées initialement pour DIRECTION ARTISTIQUE, une exposition de Magda Danysz et Barbara Polla, à la galerie Magda Danysz

EDEN, EVA & ADAM in Geneva – June 21st

juin 19, 2017

For the summer of 2017, Analix Forever presents
a “première” duo show with Hungarian artist Eva MAGYAROSI and French artist  Laurent PERBOS

Opening in Geneva: Summer solstice night – June 21st

EDEN in many variations… as we encounter sculptures, drawings, videos, faces, voices, colors, matters, animals, childhood, scores for cello and piano… The EDEN composed by Eva Magyarosi and Laurent Perbos for this exhibition seeks the invisible, it hunts it down, deforms it and resuscitates it in order to raise questions: how do we confront realism, prevent boredom, and rise up against normality, quietude, habits, against betrayal and fear, against the lack of fever, against everything that puts sculpture and emotion in the background and against those who believe themselves entitled to comment and against the makers of traps? By implicitly raising these questions, Magyarosi and Perbos – EVA & ADAM or ADAM & EVA – highlight the role of the artist as interpreter: as analyzed by Károly Kerényi through the image of a philologist, « the better he interprets, the more he becomes himself the subject, both as receiver as well as messenger. His whole essence and being, his structure and his own experiences, become a factor that cannot be overlooked for interpretation.”

Both Magyarosi and Perbos create imaginary, lyrical and sensitive worlds inspired by art history and their own experience, in which they inoculate life into objects or situations. The result is a fascinating and curious mixture between the real, the everyday objects, the fantastic, the melancholia, the symbolic, the poetic… thus creating an illusion of the senses.

Eva Magyarosi, the gem of video animation of Hungary and beyond, has recently created (2016-2017), for the Kochi Biennial, ten animation videos under the generic title EDEN. These magic works presented at ANALIX FOREVER include and “animate” Eva Magyarosi’s own tales and drawings, stories and fantasies, dreams and realities, memories and bedtime poems, past and present: in a most generous creative gesture, the artist gives the viewer all of it – in ten videos with related stills and drawings.

Laurent Perbos, likes: playing, (re) building, “art-chitecturizing”, adding primary colours, cinder blocks, spheres and lines; playgrounds, football pitches, tennis courts; tears and arrows; rigor and derision. He uses symbolic or allegorical images such as the rainbow, the tree, or mythological characters inventing them a story. He is, according to Barbara Polla, the “Divine Rascal”, the Jungian trickster, sitting on the borderline of conscious and unconscious, earthbound but constantly transcending his fate, “a comedy of opposites”.

For EDEN, EVA & ADAM, Laurent Perbos, in addition to drawings and collages, created a unseen stuffed bird painted as Piet Mondrian: « After having used in my art many objects which did not specifically belong to the pictorial field, I strive to explore new semantic and poetic fields, where stuffed birds and their plumage become the painting itself… even if for now, it remains an utopia. »

In the exhibition, the black Niobe’s bust created by Laurent Perbos cries in the night of golden tears, for her sons and daughters, regretting her haughtiness. Where has EDEN gone? The exhibition suggests that, even if it does not provide happiness, EDEN is full of dreams, eccentric creatures and colors…

DANCE WITH ME VIDEO / LA MUSIQUE DANSE – dernier week end à la MEP

juin 16, 2017

Le samedi 17 et dimanche 18 juin de 14h30 à 15h00

à la Maison Européenne de la Photographie (rue de Fourcy, 75003)

DANCE WITH ME VIDEO

Jeux d’arabesques et de pirouettes en série chez Mary Poppins. La séquence composée par Fiévet est tirée du film musical américain de Robert Stevenson et adapté du roman éponyme de Pamela L. Travers. On y découvre le personnage de Bert dansant accompagné d’un groupe de pingouins sur une chanson de Richard Sherman prenant ici tout son sens : la Penguin Dance. Mary, admirant la scène, semble conquise par cette chorégraphie singulière qui joue sur la désarticulation des corps et la répétition des gestes alors que Bert semble léviter. À mi-chemin entre spectacle de clown et leçon de danse à la Gene Kelly, la vidéo de Fiévet joue habilement avec le ridicule et la prouesse de la chorégraphie. Si nous n’avions plus à obéir à la gravité, à nos articulations douloureuses et à la rigidité de nos chaussures, à quoi ressemblerait notre danse ? Laurent Fiévet nous offre un fragment de réponse et nous montre que la musique peut transcender aussi bien les esprits que les corps.

 

Tobias Bernstrup est un artiste plasticien qui produit et performe de la musique. Le processus musique-performance est au centre de son œuvre : un processus éminemment “plastique”. Le langage visuel de la culture pop et plus spécifiquement du gothique noir module et modèle l’univers artistique qui est le sien, au sein duquel il se meut et nous entraine dans sa danse, personnage ambigu, croisant les genres, homme-femme, musicien virtuel et réel, avatar de lui-même et de ses jeux vidéos… Mais la musique, d’un genre nouveau d’italo-disco et composée par Bernstrup lui-même, est bien réelle et nous entraine dans la danse, irrésistiblement.

 

« see no evil,
hear no evil,
speak no evil »

Ça swing chez Hale Tenger ! Hologrammes de singes démultipliés et suspendus dans l’espace intersidéral bougent au rythme de « swing on a star », un air jazzy mythique des années 40. Comment ne pas être happer par l’envie de bouger son corps face à un tel cocktail ? Tenger réutilise ici l’image et la symbolique du singe, déjà présente dans ses travaux les plus anciens questionnant les conséquences de l’histoire politique et sociale en Turquie. L’artiste interroge le spectateur : comment le manque de responsabilité morale et l’ignorance perdurent-elles dans nos sociétés ? Hale Tenger choisit l’humour et nous plonge malgré nous dans une atmosphère méditative… joie ironique.

 

Petra Innanen, figure majeure de l’art burlesque finlandais présente dans Private Dancers un homme torse nu dont les tatouages prennent vie. Ici, la musique entraine l’absurde et permet de réveiller l’inanimé. Deux midinettes se trémoussent ainsi sur une musique burlesque des année 10 : une Betty Boop sur le bras gauche, une Joséphine Baker sur le bras droit. On peut lire la joie sur le visage de cet homme lorsque ses avant bras se transforment en dance-floor. Pleine d’humour, cette vidéo ravive, grâce à la musique, une mémoire enfouie et nous fait sourire en nous renvoyant aux images frivoles d’un autre temps.

 

Fun attitude chez l’artiste Teemu Keisteri ! L’artiste s’inspire des phénomènes culturels, du mode de vie finlandais et utilise son propre corps pour mettre en scène ses œuvres. Avec Finnish Guy Dancing, Keisteri nous fait découvrir, dans un environnement de chambre d’adolescent, son personnage d’apparence risible : Ukkeli. Vêtu de son mini short en jean et de ses lunettes vintage, le danseur à la coupe au bol va improviser un strip-tease maladroit sur de la musique électronique entrainante.  Malaise jubilatoire ! En se tournant en autodérision et en avançant à contre-culture, Keisteri partage l’image jouissive d’un plaisir personnel qui s’affranchit des normes sociales. 

 

« Avec 104/401, j’ai tenté de traduire en image mouvante l’énergie créatrice folle qui se dégage d’un espace comme le 104 à Paris. J’ai filmé ces danseurs anonymes qui, en solitaire ou en collectif, créent une nouvelle forme de communication, de grammaire grâce à leurs corps et à leurs mouvements. Fragilité, puissance, tonicité, douceur, rythme, dissonance, résistance, liquidité sont autant de mots qui me sont apparus en réalisant cette vidéo. C’est ce qui a fait naitre en moi l’idée d’établir un jeu de miroir entre les corps en mouvement et les images de l’écoulement de l’eau, de la Seine en l’occurrence. Que les danseurs / danseuses pratiquent le hip hop, la samba, la danse classique ou contemporaine, tous sont liés par le désir profond de s’exprimer avec leurs corps, de se libérer de son emprise physique. Ils se rendent ainsi compte des limites du corps, de l’impossibilité de s’affranchir réellement et entièrement des contraintes corporelles ; et plus le corps manifeste sa résistance, plus la rage de vivre se fait sentir à l’image. Image tournée au ralenti que j’ai tenté « d’habiller » avec une composition de sons enregistrés, de musiques ralenties (ou non), et de silences. D’après Paul Valéry, la danse est la création d’une espèce de temps, ou d’un temps d’une espèce toute distincte et singulière dans laquelle le silence peut prendre tout son sens. Il en va de même de la vidéo. » 

 

Le Fugitif est une chanson de Pietra Montecorvino, une chanson qui est toute une histoire : celle d’un petit garçon qui attend son père… mais en réalité il faut être napolitain pour la comprendre, cette histoire. L’image, le jeu, la musique, la danse en revanche n’ont nul besoin de traduction. Il suffit de se laisser couler dans un siège imaginaire du Trianon, ce théâtre populaire de Naples où la voix rauque de Pietra Montecorvino (de son vrai nom Barbara D’Alessandro et actrice autant que chanteuse) a fait danser plus d’un cœur au fil des ans. Silvestro nous fait danser de concert sur la « musique de papa » par le swing de ses images qui ne reculent devant aucun cliché pour nous é-mouvoir. Nous sommes à Naples, au Trianon, la coïncidence est parfaite : l’artiste, la musique et la danse y sont aussi.

Entre film de fiction, vidéo d’art et documentaire, Les six saisons est la quatrième œuvre de Gilles Delmas sur la création chorégraphique. Ce film/miroir poétique suit la genèse du spectacle solo du chorégraphe Akram Khan, intitulé Desh (signifiant « terre ») et a été récompensé en 2013 du prix du meilleur film/meilleur documentaire lors du San Francisco Dance Film Festival. Avec ce film, Gilles Delmas se fait le témoin du regard qu’Akram Khan porte sur ses origines : le Bengladesh. On ressent que chaque mouvement du chorégraphe, qui a grandi et vit à Londres, recherche l’écho avec ce qui ne résonnent pas naturellement en lui : « les briques cassées, les terres inondées, les herbes si hautes, les toits en tôle ». Mais le chorégraphe, selon ses termes : « recommence car il a oublié. » Les Six Saisons, comme un poème : des fragments montrant un peuple, un artiste qui a migré… Les images soutiennent ce rêve de retour dans un studio face à un miroir, où finalement tout serait illusion. L’émotion est palpable. La musique, qui accompagne tout au long du film Akram Khan, permet d’ouvrir des portes et offre un espace où les émotions se libèrent, se démultiplient.

 

DANCE WITH ME VIDEO continue… le 30 juin prochain au SILENCIO

Plus d’informations, ici.

MARTIAL CHERRIER – BODY ERGO SUM à la MEP jusqu’au 18 juin !

juin 12, 2017

©Martial Cherrier

Martial Cherrier a toute sa vie sculpté son corps. Champion de France et de Los Angeles de bodybuilding, il a franchi allègrement toutes les étapes d’une métamorphose hors normes. Après avoir analysé les composants nutritionnels et chimiques entrant dans cette transformation (Food or Drugs 2000-2003) puis révélé les stigmates que l’âge imprime sur le corps d’un bodybuilder (Etat d’urgence 2012-2013), il s’interroge aujourd’hui sur les images qui ont structuré son imaginaire et modelé son désir.

S’invitant dans les magazines et les brochures de culture physique qui ont accompagné sa vie, ainsi que dans les livres d’art issus de la bibliothèque familiale, ses autoportraits photographiques scandent son évolution. Sans Photoshop, mais avec colle et papier, ses collages nous révèlent les dessous inconscients d’un rêve à jamais inachevé. « BODY ERGO SUM : je muscle, je sculpte, je vis mon corps, donc je suis ». A l’instar du surhomme nietzschéen, Martial Cherrier invente un monde traversé par l’impérieux désir d’incarner à jamais un corps glorieux.

Pour en lire plus sur l’Œil de la photographie, cliquer ici

©Anne-Frédérique Fer

Martial Cherrier puise toujours son or dans ses archives de culturiste au sommet de sa gloire et de ses muscles, Cherrier donne à ses montages le décor de revues bien plus anciennes que lui, qui exaltaient la sculpture du corps par le défi aux haltères. Le bodybuilding n’était pas loin de séduire l’humanité en imposant un nouveau culte à la beauté, dont, à la suite de l’illustre Palatinus, Martial Cherrier a su faire du grand art.

Pour lire l’article de Hervé Le Goff sur mowwgli, cliquer ici


Et pour écouter l’entretien de Barbara Polla, co-commissaire de l’exposition,
par Anne-Frédérique Fer sur FranceFineArt, cliquer ici.

DANCE WITH ME VIDEO / LA DANSE MYSTÈRE à la MEP ce week end

juin 9, 2017

Le samedi 10 et dimanche 11 juin de 14h30 à 15h00

à la Maison Européenne de la Photographie (rue de Fourcy, 75003)

DANCE WITH ME VIDEO

Avec SWING 19, Laurent Fiévet nous plonge dans un univers onirique, à la frontière entre rêve enivrant et cauchemar terrifiant. La vidéo, construite comme une boucle d’un plan de L’Impératrice Rouge (The Scarlet Empress) de Joseph von Sternberg, montre Catherine II (interprétée dans le film par Marlène Dietrich) poussée par ses dames de compagnie sur une balançoire. Jardin bucolique, balançoire fleurie, jeunes filles en jupons dansant et riant, le cadre choisi par l’artiste français a tout pour rappeler l’innocence et la légèreté de la jeunesse. Cependant, on sent vite que quelque chose sonne faux. La légèreté que dégage la scène s’évanouit progressivement, laissant place à un sentiment d’angoisse. Le montage du film enchaîne en effet la scène à un plan de torture présentant une victime de l’oppression tsariste et dont le corps est utilisé comme un battant dans la structure métallique d’une cloche. Mais les images de la scène de jeu commencent bien avant que ne cessent les tintements de la cloche provoqués par le supplicié et c’est ainsi, qu’en respectant la stricte synchronisation des images et du son de l’extrait de l’œuvre de Joseph von Sternberg, SWING 19 ne témoigne visuellement que de la scène d’allégresse, là où le son manifeste au contraire une dualité et une ambivalence réelle. Avec cette étrange chorégraphie, Fiévet nous invite implicitement à questionner l’ambiguïté du pouvoir et à nous méfier des apparences.

 

Le défilé-performance de Majida Khattari, CECI N’EST PAS UN VOILE, s’est déroulé Place de la Concorde lors de la Nuit Blanche parisienne en 2012.
Dans la scène inaugurale du film de Roger Vadim « Et Dieu créa la femme », les courbes du corps nu de la Brigitte Bardot de 1956 se dessinaient derrière un voile, drap blanc tendu entre le regard de Curt Jurgens et la nudité de la jeune femme. (…) Dans l’énigmatique défilé-performance de Khattari, des femmes défilent, peut-être nues, entre deux rangées de voiles, foulards de soie colorés et richement calligraphiés en arabe. Le titre, clin d’œil au surréalisme magrittien, recadre ainsi l’action dans l’histoire de l’art, tout en avançant l’idée que le voile islamique, dont il serait question ici, pourrait se dédramatiser en accessoire de mode. L’artiste a souvent montré, dans des défilés-performances dramatiques et dramaturgiques, jouant de vêtements-sculptures comme autant de manifestes, la souffrance et l’aliénation des femmes entravées par les burqa, hijab et autres niqab. Autant de démonstrations de l’oppression, de l’enfermement auxquelles elles sont soumises. L’artiste surmonte ainsi la difficulté d’évoquer le corps féminin dans l’Islam, y compris à travers l’art. Avec cet étrange chorégraphie, le voile devient un accessoire de mode et de beauté, replaçant ainsi la dimension politique du corps de la femme au centre du débat. Déconcertant, poétique et efficace.

D’après le texte de Marie Deparis-Yafil

 

Les draps dansent avec le vent. Memorie évoque le temps, celui qui coule, celui qui s’use. Le mystérieux ballet auquel s’adonne les draps filmés à Naples par Gianluigi Maria Masucci sont pour l’artiste une déclaration d’amour à cœur ouvert car en quittant la sphère privée, les étoffes révèlent les histoires qu’elles contiennent. « Et en changeant le point de vue de la caméra, c’est comme si vous réalisez un acte d’amour envers la ville. Vous lui donnez le changement qu’elle recherche ». Les draps se meuvent ainsi au grès du vent, comme suspendus, pendant que le spectateur regarde la scène d’en dessous, depuis la rue. En changeant de point de vue, l’artiste prend celui d’un amant attendant au pied d’un balcon. Réunions d’amants, désirs secrets rêvés et tendresse s’expriment à travers ces corps désincarnés qui se balancent. Plus qu’une invitation à la nostalgie, Memorie est une invitation à la rêverie, à la possibilité d’une rencontre…

 

The winter of 13 storms se fait le récit dansant d’une nature défiante, indomptable, parfois même effrayante. Présentée sous forme de triptyque, la vidéo nous emmène dans un univers poétiquement évocateur. Les films de l’artiste irlandaise comportent en effet une dimension méditative importante sur le monde romantique. Langan crée et compose des images traduisant fidèlement toute la splendeur, la mélancolie, la beauté mais aussi la noirceur du romantisme. Elle nous conduit dans des mondes à la fois réels et construits, nous permettant ainsi d’accéder à une vision onirique de la nature et à nos souvenirs les plus enfouis. Dans les extraits projetés dans le cadre de DANCE WITH ME VIDEO, Clare Langan nous montre une nature déchainée et en mouvement, en dialogue constant avec les chorégraphies des danseurs aussi déroutantes que belles. Mélancolie, romantisme et nostalgie nous invitent à s’immerger dans ces décors pittoresques où la présence humaine est balayée par les vents…

 

FAIRE SCULPTURE, fragment du projet Chariot, 2015-2017, 7’16’’
L’œuvre de cette artiste conjugue et associe sculpture, photographie, vidéo, dessins et textes. Faire sculpture est un fragment de son projet Chariot, une installation composée de sept écrans.

«Chariot est une métaphore de mon processus de création, une quête fragmentée par de multiples temps mémoire.
Première station, Faire sculpture : Dans un espace clos, deux femmes, l’une aérienne que je nomme le modèle, l’autre travailleuse, que je nomme la gardienne. La gardienne porte la divagation du modèle. Son rôle premier est de placer le modèle, c’est elle qui le manipule, et ensemble, elles tissent un dialogue gestuel chargé de sens. Les éléments formels varient entre équilibre, vertical/horizontal, tension/relâchement, proportion sculpture/socle. Ici le spectateur est convié à la contemplation ».  I.S.S. 2017

 

© Inci Eviner

« They threw the woman’s tongue into the garbage…
Now the centuries will cover it

Something bad happened to me
Look at what you’re doing to me
You’re separating my nails from their flesh
Something bad happened to me
I’m not well
Look at me, see what I’m doing
I’m hanging myself by my hair
Something bad happened to me

I gathered these words not from poets
But from knife wounds
A hundred percent rancor and hatred… »

Traduction : Brendan Freely

Comment concilier imagination, urgences politiques avec ses propres contradictions ? Comment prendre position en tant qu’artiste et citoyenne ? Comment déjouer les représentations et clichés orientalistes dans l’art ? Voici quelques questions qui animent Inci Eviner et que l’on ressent grandement dans la vidéo SOMETHING BAD HAPPENED TO ME. L’œuvre de l’artiste stambouliote apparaît ici comme le chant incantatoire de femmes disparues. Eviner leur redonne la parole là où la société́ leur a confisquée, elle les réincarne là où leur corps s’est comme dissous parmi des myriades d’anonymes, chuchotant ainsi leur litanie à l’infini « Quelque chose de grave m’est arrivé, tu m’as fait mal, tu m’as enlevé la langue. » Corps recomposés et voix féminines saccadées répandent un bruit assourdissant et composent ainsi une mystérieuse performance/vidéo sur la condition féminine à l’humour grinçant et angoissant.

Pour en savoir plus, cliquer ici

LEFTOVERS with Gianmaria Andreetta

juin 8, 2017

 

3 137 participated in Art Athina 2017 with the project LEFTOVERS – bringing together three artists, Angharad Williams (UK/NL), Gianmaria Andreetta (CH/NL) and Marion Goix (FR/CH) with a featured contribution by Amelia Groom (AU/NL). Leftovers combines performance, writing and sculpture.

©Maro Michalakakos

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Chiara Bertini à Beirut

juin 7, 2017

Merci à Laure d’Hauteville et Pascal Odille pour leur bonne humeur et leur générosité. Merci de m’avoir fait découvrir l’effervescence, la culture, et la richesse de Beyrouth… ville fascinante qui ne peut laisser personne indifférent(e) !

Et merci aux collectionneurs passionnés et à leurs magnifiques fondations : Dalloul Foundation, Mr. Rami El Nimer, KAFoundation, Aïshti Art Foundation.

WHY BEIRUT ?

BECAUSE BEIRUT IS A CULTURAL FUSION.
“It is important to think otherwise especially because I work a lot on the themes of war, emigration and exile and I think Beirut is the best place to expose the work of such art.”

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