Skip to content

Beautiful Janet Biggs in Washington D.C.

janvier 23, 2017
© Lenore Malen

Women’s March on Washington DC. Independence Ave, January 21st, at about noon – © Lenore Malen

Vernissages À Genève, 19 et 20 janvier

janvier 16, 2017

Alexandre D’HUY – IMPACT
Première exposition en Suisse

Vernissage le 20 janvier à 18h

Analix Forever & Garage du Cirque – Merci à Süleyman Bahsi
Portes ouvertes à la carrosserie tout le week end
2-4 rue de Hesse, Genève

Le jour où vous entrerez dans l’atelier d’Alexandre D’Huy, à Montreuil, vous ressentirez le froid, même si c’est l’été : le froid de la neige des paysages cartographiés par l’artiste, le froid du métal, le froid des blindés qu’éclaire parfois un froid rayon de lumière. Même le jaune est froid ici.
Un froid qui s’insinuera entre vos omoplates et qui restera là, pendant que vous regarderez la matière peinture, pendant que vous respirerez l’odeur peinture, pendant que vibrera devant vous la couleur peinture. Et petit à petit, vous entendrez les sons : les moteurs, les cliquetis métalliques, les résonances et les échos qui s’entrechoquent à l’intérieur des blindés, le crissement des pneus sur la neige ou le sable, le roulement des chenilles. Et l’espace extérieur à l’atelier et Montreuil tout entier disparaitront dans une brume qui vient d’ailleurs, de la guerre froide, d’un monde impénétrable.
Alexandre D’Huy est aussi déterminé que peut l’être la guerre. Il ne parle pas de sa peinture, il peint. Aucun artifice, aucun simulacre, aucune élaboration, auto-critique, aucun discours conceptuel ni théorique ne troublera votre regard. L’œuvre est là par nécessité. Elle est une évidence. Voilà un peintre à qui nul n’est besoin de demander « Pourquoi la peinture ? » tant est puissante l’adéquation entre le sujet et la palette. Non pas qu’Alexandre D’Huy n’ait rien à dire de son travail – mais l’œuvre prime sur le discours. C’est l’œuvre elle même qui tient le discours dont le spectateur a besoin pour la pénétrer.

Extrait de Le peintre qui venait du froid, par Barbara Polla

Plus on s’approche, plus l’illusion grandit. A distance, l’oeil nous informe que ce sont des chars, des blindés, des avions de chasse, des cibles, des hélicoptères de l’armée. Mais notre corps entier semble pris d’une hallucination et les engins de guerre deviennent bientôt une faune de sangliers, de buffles, d’insectes difformes, d’yeux de cobra, de requins volants. Plus on s’approche des tableaux, plus la peinture est épaisse. Elle forme comme une crevasse. On se demande furtivement si ces tableaux ont été élaborés avec le matériel qu’on trouve dans l’atelier d’un peintre ou si le point de départ ne serait pas plutôt une peau de crocodile qu’on découperait à mesure qu’il faudrait peindre.

Ce monde est celui d’Alexandre d’Huy. Avant d’entrer dans la matière, il est préférable de respirer un grand coup. Les recherches sous nos yeux peuvent s’apparenter à un voyage au bout de l’enfer. Une chose est sûre: l’art ici ne sauve pas du monde. La peinture observe méthodiquement la guerre et ses moyens. Plutôt que s’indigner, il est question de déchiffrer une réalité autonome, de la métamorphoser en lui donnant une perspective autre que celle de l’information en boucle. Parler de la guerre est trop facile. La mort est sur tous les canaux. Abreuvé d’images de destruction, l’homme semble avoir été définitivement chassé du paradis. Le peintre part de l’universalité (la guerre) pour rejoindre la singularité (l’obsession de la série).

Extrait de Les métamorphoses de la guerre,
par Jean-Philippe Rossignol

 

Pendant la durée de l’exposition IMPACT, retrouvez Fighters de Dana Hoey en VIDEO STREET ART au 2 rue de Hesse, Genève.

Deuxième exposition de l’Atelier AMI
Rue du Gothard 6, Chêne-Bourg, Genève – Tram 12, Place Favre
Portes Ouvertes le week-end du 20 janvier, apéritif le samedi dès 17h
Et visites sur RV, du 20 janvier au 20 mars : +41 79 200 90 36 / +41 22 329 17 09

Maro Michalakakos opens wide “The Doors of Perception”

janvier 13, 2017

The doors of perception, Opening tonight, 6 pm

Galeri Nev İstanbul

2

©Maro Michalakakos

William Blake, Aldous Huxley, Henri Michaux…

The title of Maro Michalakakos’ exhibition,[1] The Doors of Perception, is inspired, firstly, by William Blake: “If the doors of perception were cleansed, everything would appear to man as it is: infinite.”[2] Secondly, by Aldous Huxley[3]’s Doors of Perception and the eponymous essay in the book that details the effects of mescaline on human perception and emphasizes the concept that all experiences are coloured by one’s perception of the world. Thirdly, Michalakakos’ “Doors of perception” are also reminiscent of Henri Michaux and his “Exalted Garden,”[4] in which he describes the effects of mescaline, of which he was a serious addict: “An infinite desire opened itself then closed again, a pulsation that did not weaken…an unknown savageness, a delectation above any delectation, a transgression towards the highest and the most intimate, where the unsaid remains secret and sacred. … a musical heart’s beat, the heart of trees, that we didn’t know, as they had hidden it, a huge vegetal heart, planetary, participating in the wholeness, found and finally perceived, heard by those possessed of the sovereign emotion that accompanies everything and takes over the Universe.”[5]

Maro Michalakakos, driven by a similar, infinite desire and the sovereign emotions that open the paths to creation, is also obsessed by the ambiguities of humanity, between the inevitable finitude and the always-renewed necessity to leave a trace, and also by the dualities of gender. Her work of art is a perpetual oxymoron between beauty and fear, reality and dreams, love and submission, the bond and the shackle, sensuality and cruelty, the soft protection of the domestic interior and the coercion it exerts. The artist spares us any statement, but opens the door of her own world in full elegance and offers us illusions and allusions to share and to look at through the glass of our own feelings. Animated by an infinite desire to express herself, she feels that: “You can take these works and turn them into nightmares. Or not. You can do whatever you want.”

capture-decran-2017-01-13-a-10-17-48

Read the text, here.

Les Amis d’Analix Forever

janvier 11, 2017

29) Merci à Anna Grazia Stefani et Francesco Tampieri pour leur amour de l’art vidéo et du soutien qu’ils portent aux artistes. En particulier à Eva Magyarosi qui, avec sa vidéo The Garden of Auras, les a transportés dans son univers onirique !

15368966-1-1

©Eva Magyarosi

Les Amis d’Analix Forever

janvier 4, 2017

28) Roxane Varone

fullsizerender-1

Je suis jeune, il est vrai mais aux collectionneurs bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années.

Avec, entre autres, Tatiana Arce, Janet Biggs, Dana Hoey, Andrea Mastrovito, Robert Montgomery, Rita Natarova, Julien Serve, Marcello Simeone et Michaela Spiegel.

Move on ! Les voeux de Paul Ardenne

janvier 1, 2017

Après cinq ans de travail comme conseiller culturel à Analix Forever, je suis heureux de souhaiter aux artistes, à Barbara Polla et à la galerie une excellente suite avec leur nouveau conseiller culturel – et poétique – Frank Smith.

La galerie Analix Forever me semble être un prototype de ce que vont devenir les galeries d’art, à savoir des lieux et des structures qui ne soient pas seulement des espaces marchands, mais aussi des espaces de rencontres entre artistes, entre artistes et collectionneurs, entre artistes et historiens de l’art, écrivains, critiques d’art, commissaires.

Analix Forever – et d’autres galeries – sont aussi des espaces de compensation où se réalise au quotidien une promotion des arts vivants qui n’est pas assez, ou plus, faite par les institutions.

Ce qui m’a le plus intéressé à Analix Forever c’est le refus de l’art patrimonial – non pas par refus du patrimoine, mais au nom du fait qu’il y a incontestablement depuis trente ans un manque à combler en matière de mise en vue de jeunes artistes internationaux.

Ce qui est très intéressant c’est le pied à l’étrier qui est mis par Analix Forever à des jeunes artistes qui n’ont jamais exposé – avec tous les risques qui vont avec, risque de mévente notamment et, plus problématique encore, le risque de dissolution de l’image de la galerie, qui ne peut pas s’accrocher à deux trois noms qui font signature et publicité.

Mais le point le plus important est, incontestablement, la capacité de cette structure à développer des PROJETS culturels, en lien avec la création contemporaine, mais qui portent au delà de celle ci – tel le projet qui fut consacré à l’Architecture émotionnelle – et, dans son cadre, pour modeste qu’il soit, de contribuer à l’expansion culturelle.

J’ai eu beaucoup de plaisir à participer au cycle de valorisation de l’art vidéo, VIDEO FOREVER (et de poursuivre d’ailleurs cette participation, selon les thèmes abordés), une initiative qui constitue une expérience unique en son genre de valorisation de la création vidéographique contemporaine, avec un très haut niveau d’exigence académique, toujours.

Alors, MOVE ON ! BEST WISHES pour 2017 et au-delà !

 

1995_photaumnales_b_audio

Paul et Barbara aux Photaumnales de Beauvais.

 

After five years as the Cultural Advisor at Analix Forever, I am pleased to wish the artists, Barbara Polla and the gallery an excellent continuation along with their new cultural and poetic advisor, Frank Smith.

For me, Analix Forever Gallery is a prototype of what will become art galleries: spaces and structures that are not merely trading spaces, but also spaces for encounters between artists, artists and collectors, artists and art historians, writers, art critics and curators.

Analix Forever – and other galleries – are also spaces dedicated to the promotion of living arts, thus to compensate for a mission institutions are too often neglecting nowadays.

What has interested me the most at Analix Forever is that it has always left aside “heritage art” – not because of a rejection of heritage itself, but because of the undeniable fact that over the last 30 years, there has been a lack of promotion of young international artists.

What is very interesting is that the gallery gives a leg up and a chance to young artists who have never made exhibitions before – with all the risks that come with such decisions: possible financial issues, and even more problematic, the risk of dissolving the gallery’s image, when it does not rely on two or three so-called “big names” for its signature and recognition.

But the most important point is undoubtedly the capacity of this structure to develop cultural PROJECTS linked to contemporary creation, going even further from it – like the project devoted to Emotional Architecture which contributed, even within its modest framework, to cultural expansion.

It was a great pleasure to take part in VIDEO FOREVER, a cycle of video screenings and I will continue to do so according to the selected themes. VIDEO FOREVER, in its own style, represents a unique experiment, an initiative aiming to promote the creation by contemporary video artists with a very high level of educational and academic support.

And now, MOVE ON! BEST WISHES for 2017 and beyond!


capture-decran-2017-01-01-a-18-18-03

Ce week end à La FabriC – espace d’art contemporain de la Fondation Salomon

décembre 16, 2016

Clôture de l’exposition RITOURNELLE (IMAGESPASSAGES – commissariat : Annie Aguettaz), ce dimanche 18 décembre@ La FabriC.

En parallèle, Barbara Polla présente le film de Shaun Gladwell « Skateboarders v’s minimalism » à la fondation Salomon, dimanche à 16h, Espace d’art contemporain de la Fondation Salomon – 34 Avenue de Loverchy, 74000 Annecy

Suite à la diffusion de la vidéo de Gladwell illustrant son interêt pour la juxtaposition de la culture du sport à celle de l’histoire de l’art, Barbara Polla présentera également son dernier livre: « Eloge de l’érection« .